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REGISTRES DU BUREAU . [i563]
plus clairs deniers de lad. recepte es mains de vostre
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n'y a riens tant requis et necessaire que
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et que Ie moien par vous advisé d'autres cinquante mil livres de rente sur l'Esglise seroict chose malaisée et qui interromproyt l'esperance que nous avons à ce qui doibt provenir de la vente des cent mil escuz du temporel de lad. Esglise, sur quoy se doibt faire le rembourçement des cent mil escuz, chose qui ne se tirera pas à grande longueur, aussy que ne voions riens de plus certain et asseuré que lad. rente sur lad. recepte generalle, il fault et est necessaire, dont nous vous prions bien fort, que, continuant vostre singuliere affection et la favorable demonstration que vous avez tousjours faicte à nous secourir el ayder en noz plus grandz affaires, vous soyez comtans accepter lad. assignation de rente sur lad. recepte generalle de Paris, laquelle nous ferons fournir par chascun quarlier des premiers et les
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Recepveur, pour acquicter ce que vous constituerez sur icelle rente, ainsy qu'il se faict des autres assignées sur vostred. Ville, et de ce vous ferons passer et expedier telles et sy vallables lettres et seuretté qu'il n'en viendra poinct de faulte; aussy est-il besoing que vous ne faciez aucune difficulté de vous en contanter, car plus grand ne plus agreable service ne nous scauriez vous faire, dont et de ce que en devons esperer nous adverti rez incontynant.
"Donné à Vigny, le xxvm0 jour de Juing mil v°
LXIII."
Signé : CHARLES.
Et au dessoubz : de L'Aubespine.
Et au dessus desd, lettres est escript : A noz trés chers et bien aînez les Prevost des Marchans et Eschevins de nostre bonne ville et cittè de Paris.
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CCCLXXIII. — Lettres de la Royne Mere.
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28 juin 1563. (Fol. ao6 r°.)
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«Messieurs, vous sçavez la recommendation que je vous envoyé de l'avencement des cent mil escuz que nous avons besoing recouvrer de vous en emprunt ou en rente,et voiant l'extreme necessilté que nous en avons et que sans cela nous ne pouvons bien commencer ne moins excecuter nostre entreprinse^1', de haulte importance(2), comme vous le congnois-sez, j'ay pencé, encores que je m'assure que vous y ferez tout debvoir et qu'il y aict peu de temps que je vous aye veuz, vous en escripre ceste lettre pour vous ramentevoir la dilligence requise, et prier, syja-mais vous feistes service au Roy,mons' mon filz, età moy, nous secourir à ce besoing de toute la dilligence possible. Priant Dieu, Messieurs, vous donner ce que plus desirez.
"De Ponthoise, le xxviii" jour de Juing 1563 <3'." Signé : KATHERINE.
Et au dessoubz : de L'Aubespine.
Et au dessus est escript : A Mess" les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris.
Lettrés de la Royne pour les cent mil escuz. "Messieurs, aiant veu ce que m'avez escript tou-
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chant les cent mil escuz dont nous avons besoing d'estre secourruz de vovfs et vostre advis sur l'assignation de la rente pour ce necessaire, et bien consideré ce que vous me demandez de l'Esglise, il a esle consideré et trouvé au Conseil du Roy monsieur mon filz, qui est ycy, que c'est chose qui ne se pourroict faire pour cest heure, qui est occasion que le Roy, mond, filz-, pour l'extreme necessitté qu'il a de vostre ayde, auquel il n'a jamais, ne moy aussy, trouvé faulte, c'est résolu à vous la bailler à la recepte generalle de Paris, ainsy qu'il vous escript, vous pryant, Mess", vous en contenter, et, sans remectre cest affaire à autre longueur ne difficulté, prandre ceste asseurance de luy et de moy, et en faire cappables aussy ceulx qui y vouldront entrer qu'il n'y aura renie en vostre Ville plus certaine et plus asseurée que ceste là ; car, oultre ce qui s'en pourra bailler par escript cn la forme quevouldrez demander, je y tiendray tellement la main que vous congnoistrez que je ne desire moings le bien et contantement de là Ville que vous mesmes, et plus tost y obligeray je mon propre revenu ; vous advisant que j'ay esté trés aise d'entendre ce que vous avez faict de ceulx
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(1> Le chancelier de l'Hôpital, exposant la situation devant le Parlement, le 17 mai précédent, disait très judicieusement : "Si nous laissons l'entrcprinse du Havre, sommes en danger de perdre le royaume, car la perte du Havre emporte la perle de la Normandie.» (Archives nationales, Parlement de Paris, X1' i6o5, fol. 172 v°.)
(2) Le registre porte da Havre importante, nous rectifions cc passage d'après le texte dc lettres analogues envoyées au Parlemen!.
(3) Voir dans le recueil des Lettres de Catherine de Médicis, t. H, p. 64, des lettres dc teneur identique adressées au Parlement.
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